PARCE QUE L’AUTEUR SOLITAIRE N’EST QU’UN MYTHE …

Beaucoup vous le diront, je suis d’un naturel solitaire. J’aime être seule. Pas seulement par goût, aussi par nécessité : j’ai besoin de pouvoir me retrouver, me recentrer sur mes besoins et envies, même un court instant.

C’est d’ailleurs dans ces moments de solitude, quand je suis confrontée à moi-même, à mes doutes et à mes aspirations profondes, que je parviens à écrire le plus, à raconter mes plus belles histoires, à donner le meilleur de moi-même.

J’ai d’abord cru que, comme la plupart des choses que j’ai réalisée dans ma vie, je parviendrais à devenir autrice, seule. Portée par ma volonté, j’ai toujours consenti aux sacrifices nécessaires si bien que je n’ai jamais eu besoin de personne pour parvenir à mes objectifs. Mais le challenge qu je me suis lancée de devenir autrice me démontre aujourd’hui l’importance d’être bien entourée.

Vous me direz, c’est évident ! Et bien non, ça ne l’était pas pour moi.

Je n’avais jamais vraiment eu d’objectifs en écriture, si ce n’était argumenter pour influencer mes lecteurs (dans le domaine professionnel bien entendu). Lorsque j’ai commencé à raconter des histoires, j’ai réalisé que maîtriser la langue ne suffisait pas, qu’il fallait gérer différents aspects pour parvenir à faire ressentir au lecteur l’émotion portant le récit.

Comme pour presque tout ce que je fais, j’ai étudié, l’art d’écrire. J’ai décortiqué toutes les facettes de cette pratiques, les éléments indispensables, les écueils à éviter… Mais rien n’y faisait, l’émotion restait désespérément absente de mes écrits. Ce constat d’échec a fait resurgir un sentiment récurent pour moi qui ai toujours eu l’impression de jouer le rôle de tiers dans ma vie : le syndrome de l’imposteur. Si je ne parvenais pas à faire ressentir d’émotion à mes lecteurs, c’était probablement parce que je n’étais pas capable d’écrire ce type de textes et que cette fois, je ne ferais pas illusion.

C’est à ce moment-là que j’ai compris à quel point bien s’entourer est essentiel.

Alors que je commençais à douter au point de tout plaquer, une amie m’a secouée comme un prunier et m’a proposé d’écrire un roman avec elle. En parallèle, une amie éditrice m’a donné des conseils, tandis qu’une autrice-blogueuse diffusait des vagues de bienveillance sans compter. Toutes ces personnes m’ont persuadé de continuer, d’essayer, et de me libérer définitivement de mes peurs et de mes regrets. J’ai donc publié mon premier billet intitulé Parce qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves.

J’ai continué d’écrire. Un roman, puis deux, puis trois etc. Est alors arrivé le moment de les faire lire. J’ai désespérément cherché des bêta-lecteurs avisés et bienveillants. Sans succès. Je me suis donc tournée vers une correctrice professionnelle – merci les amis auteurs pour le carnet d’adresse – à qui j’ai demandé de chipoter un peu plus qu’à l’accoutumée. Elle a réalisé un travail formidable qui au-delà de porter mon texte, m’a redonné confiance en moi et en mon projet.

Puis est arrivée l’étape graphique, celle de la réalisation de couverture, et là encore trouver une personne qui présente la bonne sensibilité et les compétences recherchées n’est pas simple…

Il est donc primordial pour un auteur de bien s’entourer, de partager et de collaborer avec des personnes sincères et motivées.

À chaque instant, je réalise la chance que j’ai de pouvoir compter sur mes proches, auteurs ou lecteurs, soutien indéfectible aux multiples facettes, car maintenant je sais qu’un auteur seul ne parviendrait qu’à écrire, pas à diffuser son travail dans les meilleures conditions. Parce que publier un livre, n’est pas l’œuvre d’une seule personne, c’est un véritable travail d’équipe !

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