PARCE QUE NOS IMPERFECTIONS FONT PARTIE DE NOUS ET QU’ELLES FAÇONNENT NOTRE IDENTITÉ

Ces derniers temps, des critiques très subjectives fusent d’un peu partout – souvent balancées à l’abri derrière un clavier, il faut le dire –, presque toujours dirigées vers un objectif de perfection universelle, enjoignant le commun des mortels (dont moi) à se conformer à l’idéal d’une élite autoproclamée.

C’est quelque chose qui m’insupporte. Je n’ai jamais été normale, je ne suis jamais rentrée dans les cases, ce n’est pas aujourd’hui que je le ferais, surtout pas pour essayer de plaire à une poignée d’individus caché sous un masque de paraître que, de toute manière et quoi que je fasse, je ne satisferais pas.

C’était une de mes intentions avec Over Dark, affirmer ma différence et en faire une qualité. On m’a fait remarquer que ma bestiole était asymétrique et que si elle avait été vivante, elle serait probablement handicapée. Certes, c’est certainement vrai. Mais d’un, j’aime l’asymétrie (eh oui, la perfection symétrique me laisse froide, comme un sentiment d’artificiel) et de deux, j’aime à croire qu’elle reflète ce que je suis, ce que des milliers de personnes sont – tout le monde en fait. Parce qu’il ne fait plus aucun doute pour moi que la perfection telle qu’on la dépeint dans notre société de consommation n’existe pas.

D’ailleurs ceux qui s’enorgueillissent d’être parfait le sont rarement et camouflent une foultitude de complexes qui auraient été bien moins lourds à porter pour peu qu’ils les aient assumés. En revanche, des gens parfaits, j’en connais plein. Tous ces détails – eh oui même leurs défauts – qui font qu’ils sont eux les rendent parfaits pour moi. Et encore une fois, vu qu’on ne peut pas plaire à tout le monde c’est quand même bien une chance de pouvoir être parfait pour ceux qui comptent pour nous, non ?

Sous nos airs de perfection, nous sommes des humains, avec nos qualités et bien entendu aussi nos défauts. Nous avons tous nos failles et nos blessures qui nous donnent une sensibilité qui nous est propre. C’est aussi pour cela que ce que j’écris touche certaines personnes et pas d’autres.

J’ai eu le bonheur de lire des commentaires très encourageants qui expliquaient à quel point « La fille du Luthier – Le 13ème Alto » les avaient bouleversés tant le message d’alarme et les sentiments de mon héroïne et de ses proches étaient touchants. Et puis j’ai eu ceux qui me reprochaient de voir de la magie dans ce monde atroce, de l’utiliser comme un « ta gueule c’est magique » qui expliquerait tout juste comme ça, sans explications. Je l’avais pourtant expliqué dans un précédent billet, quand on lit un texte – quelle que soit sa forme – c’est une part de son auteur qui se dévoile, de ses sentiments profonds, de son âme.  En ce qui me concerne, je montre cette magie parce que moi-même, je vois la magie partout : dans un bouton de rose asymétriquement parfait, dans les dessins merveilleux du pelage de mon chat, dans la lumière divine du coucher de soleil sur la forêt m’entoure et tout simplement dans cette existence éphémère. Cette vie, nous l’empruntons pour un temps qui paraîtra toujours trop court, autant en profiter, se délecter des choses simples et souvent inexpliquées.

Je suis tombée sur cette citation (dont je ne suis pas parvenue à retrouver l’auteur malheureusement) qui disait : « Nous vivons sur une planète bleue qui tourne autour d’une boule de feu et est suivie par une lune qui déplace les mers. Et… Vous ne croyez pas aux MIRACLES ? »

Tout est dit. Notre simple existence sur cette merveilleuse planète est un miracle – qui si on le souhaite, relève de la magie, non ? Qu’elle nous tolère encore malgré le peu d’amour et de reconnaissance que nous lui portons en est un aussi.

Ok, j’abrège. Ma perception de ce monde est unique mais elle peut résonner chez certains lecteurs. C’est à ces gens que je m’adresse, que je souhaite offrir mon imperfection. Non, je ne me trahirais pas pour plaire à une majorité tyrannique. Je me contenterai d’être moi, pour le meilleur et pour le pire – par chance, nous ne sommes pas mariés ! – et de diffuser mes messages à ceux qui souhaitent les découvrir. Pour les autres, ne désespérez pas, vous trouverez un auteur qui vous conviendra et qui saura vous apporter ce que vous recherchez.

À ceux qui doutent, qui ont peur de ces critiques et de cette dictature de la perfection, rappelez-vous, vos défauts appartiennent à votre personnalité, et c’est grâce à eux que vous pouvez savoir qui sont ceux qui vous apprécient sincèrement.  Quant à moi, je suis très heureuse de demeurer the Strange girl, et d’offrir à mes lecteurs, cette petite touche spéciale que j’ai justement à apporter.

Ah oui, juste une chose essentielle : n’oubliez pas de rester vous-même, c’est ça qu’on aime !

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