Jupiter est une autrice qui m’a beaucoup influencée et encouragée par tous les messages porteurs d’espoir (et de persévérance) qu’elle partage via son blog (https://jupiterphaeton.com/) et sa page facebook (https://www.facebook.com/jupiterphaeton/).
C’est une des raisons pour lesquelles je tenais particulièrement à l’interviewer et à vous la faire connaître.
Bonjour Jupiter, pourrais-tu te présenter ?
Hello, moi c’est Jupi, alias l’autrice machiavélique de service, j’ai tout plaqué fin juin 2018 pour me mettre à écrire à temps plein et depuis je suis autrice indépendante.
Accepterais-tu de nous parler de ton parcours tout à fait atypique ?
Eh bien, en juin 2018 je terminais mon job de chef de projet dans une boîte de logiciel, j’ai tout envoyé valser. En juillet 2018 j’ai écrit un premier roman, que j’ai publié dans la foulée en août 2018 en auto-édition via KDP. J’ai alors eu la chance de le voir monter en haut des classements. J’ai enchaîné rapidement avec d’autres titres, me lançant le challenge un peu fou en 2019 de publier un livre par mois. Challenge accompli ! Mes revenus dépassent tout ce que j’aurais pu imaginer, le contact avec les lecteurs est extraordinaire, j’ai rencontré des auteurs formidables. Je ne regrette absolument pas d’avoir pris le risque de tout lâcher pour essayer de réaliser mes rêves.
Pourrais-tu nous expliquer ce que l’écriture représente pour toi ?
C’est vital. Je ne peux pas passer une journée sans écrire. J’ai besoin de partager des valeurs, des ressentis, mes personnages grattent au fond de mon crâne pour que je les laisse s’exprimer. J’écris depuis mes onze ans et je pense que c’est une forme de communication pour moi. J’y déverse tous mes ressentis, mes opinions, cachés derrière la fiction bien sûr.
Qu’est ce qui t’a donné envie d’écrire ?
La solitude et l’ennui, le besoin de m’évader et de rêver. Et surtout, Erik L’Homme : après avoir lu Le Livre des Etoiles, j’étais tellement captivée que j’ai su, avec une certitude très forte, que ce que je voulais, c’était faire comme lui : transmettre des émotions aux gens à travers mes livres.
Y a-t-il des auteurs ou des œuvres – pas forcément littéraires – qui t’ont influencée (d’une manière ou d’une autre) et/ou que tu apprécies spécialement ?
J’ai un top 3 littéraire : Erik L’Homme du coup, avec la trilogie du Livre des Etoiles, le regretté Pierre Bottero avec La Quête d’Ewilan et Brent Weeks avec la trilogie de L’Ange de la Nuit.
Autrement, pour ce qui est de la construction d’un roman, je suis très influencée par le processus des séries télévisées, la manière dont ils gèrent le suspense, les intrigues et l’action, est épatante.
As-tu un (ou des) rituel(s) d’écriture ? Suis-tu un processus précis ou écris-tu au feeling ? Une addiction qui t’aide à carburer ? J’ai vaguement entendu parler de chocolat chaud et de pandas euphoriques…
Hahaha, alors les pandas euphoriques sont une réelle invention des lecteurs suite à la publication d’Archibald Skye. J’ai bu beaucoup de chocolat chaud et j’apprécie toujours d’en boire de temps en temps quand je suis en ville, mais ayant déménagé au fin fond de la Dordogne, je n’en bois quasiment plus. En revanche, il y a un accessoire qui ne me quitte pas pendant que j’écris : mon casque anti-bruit et ma musique qui tourne dans mon crâne. J’ai souvent une tisane à côté de moi, mais c’est principalement pour me rappeler de boire de l’eau, parce que quand j’écris je suis tellement absorbée que j’en oublie de manger, de boire… Enfin, ma colocataire se marre de temps en temps quand elle me surprend en pleine séance d’écriture, il m’arrive d’écrire sur mon clavier tout en faisant des positions de yoga étranges sur la table. Je suis à cloche-pied, j’étends une jambe de tout son long sur la table où je travaille et j’écris dans une position vraiment étrange, je le reconnais !
Quelles sont les choses qui te tiennent à cœur dans l’écriture ?
Transmettre des valeurs et des émotions (dit-elle d’une traite avec une certitude profonde dans son cœur).
As-tu rencontré des difficultés pour écrire tes précédents romans/sagas ? Qu’est ce qui t’a plu dans cette aventure ?
Je n’ai pas de difficultés spécifiques quand j’écris, parce que je sais déjà tout ce qu’il va se passer au moment où je me lance dans le premier chapitre, ce qui facilite beaucoup l’écriture dans mon cas. Ce qui me plaît, c’est de voir mes personnages évoluer, grandir et maturer. De sentir qu’ils ne sont plus les mêmes qu’au début de leurs aventures et qu’ils ont appris quelque chose. J’espère que quelque part, le lecteur aussi a appris quelque chose.
Tu écris à un rythme effréné et pourtant tes ouvrages sont toujours de qualité, quel est ton secret ? Je sais que tu es une personne qui va au fond des choses et que tu fais toujours ton possible pour te surpasser, y a-t-il des choses qui ont été particulièrement difficiles pour certains romans ou sagas ou qui t’ont demandé des efforts particuliers ?
Ah merci, c’est adorable ! J’ai la chance d’être bien entourée avec une équipe formidable. J’ai une correctrice, une graphiste, des assistantes, des bêta-lectrices… je ne fais pas tout, toute seule ! J’écris seule, mais c’est la force de toute l’équipe qui fait que l’ouvrage sort dans les meilleures conditions possibles. Ce sont les bêta-lectrices qui donnent le go de la publication après lecture et qui indiquent ce qui pourrait être modifié. Elles ont les pleins pouvoirs !
Je n’ai pas d’efforts particuliers à faire pour écrire, ça coule tout seul. Je fais tellement tourner les personnages dans mon crâne tous les jours que j’ai l’impression de les connaître par cœur. Au moment où je m’installe derrière mon écran, les mots se déversent sans efforts particuliers.
Tu viens de créer ta propre maison d’édition, PANDA JONES, pourrais-tu nous en dire plus ?
Oui, je l’ai créé en premier lieu pour des raisons fiscales : j’ai dépassé le plafond de revenus de l’auto-entrepreneur, je devais donc changer de statut fiscal. Le meilleur moyen était d’ouvrir une maison d’édition, pour me rémunérer à travers un contrat d’édition et pouvoir m’inscrire à l’AGESSA où les cotisations sociales sont moins élevées que via d’autres moyens (par exemple, se rémunérer en tant que gérante de la maison d’édition, c’était s’exposer à des cotisations sociales deux fois plus importantes).
J’espère, à terme, accompagner d’autres auteurs vers la publication, mais pas forcément à travers PANDA JONES, plutôt à travers le métier d’agent littéraire. Je suis justement en train de constituer un comité de lecture pour organiser la prise en charge des manuscrits.
Maintenant, je te propose de te projeter sous diverses formes ; j’aimerais que tu me dises ce qui te vient à l’esprit (sans réfléchir !). Prête ? Si tu étais…
| Un mot : | force |
| Une couleur : | bleu |
| Un objet : | un bâton de kendo |
| Un animal : | une panthère |
| Un végétal : | un chêne |
| Une créature de l’imaginaire : | un changeling |
| Une personnalité : | c’est-à-dire ? une célébrité ? ou un trait de caractère ? |
| Un personnage : | Wolverine |
| Un genre de musique : | un son de la nature (la pluie qui tombe sur le toit) |
Une dernière petite question avant de se quitter : as-tu des projets en cours ou des parutions prochaines dont tu aimerais de nous parler ?
Aaah ce serait bien trop long, j’ai 17 romans prévus en publication pour l’année 2020 (promis, en 2021, je me calme niveau rythme de parution). Il y a en deux pour lesquels j’ai vraiment hâte : l’ebook gratuit que je compte proposer aux auteurs, dans lequel je partage mon expérience de publication. Et le deuxième : ma nouvelle trilogie d’urban fantasy qui va paraître de juin à août inclus. C’est une trilogie « en apnée » hahaha, j’ai peur que le lecteur n’ait pas le temps de respirer !
Merci Jupiter d’avoir trouvé le temps, dans ton emploi du temps de folie, de répondre à mes questions ! Beaucoup de succès à tes parutions à venir !
Merci à toi voyons, j’étais ravie de répondre à tes questions 🙂
Jupiter Phaeton est l’autrice des Sagas Akalie O’Lys ; Archibald Skye ; Faith Ezreal ; Kacy Matthews et Ryvenn.
